Ce médiateur sera à l'écoute et à la disposition des entreprises françaises qui auront des difficultés pour accéder aux crédits.
Pour tous les chefs d'entreprise qui ont besoin de renseignements ou de faire appel à ses services, un site internet, www.mediateurducredit.fr est ouvert à compter du vendredi 14 novembre. Un numéro azur est également à leur disposition, le 0810. 00. 12. 10 pour contacter le médiateur du crédit.
PARIS, 12 nov. 2008 (AFP) -
Le médiateur du crédit René Ricol a salué mercredi l’"engagement extrêmement lourd" des banques françaises au terme d’une réunion avec leurs principaux dirigeants, jugeant qu’"il n’y a plus d’ambiguité" quant à leurs obligations.
"C’est un engagement extrêmement lourd, très sécurisant pour beaucoup de chefs d’entreprise", a affirmé M. Ricol à l’AFP.
Les banques se sont engagées mercredi à ne pas réduire le montant des crédits accordés à chaque entreprise et à ne pas leur demander de garanties supplémentaires, "sauf situation exceptionnelle", à l’issue d’une rencontre avec le médiateur du crédit.
Les représentants des banques ont également promis d’"envisager, chaque fois que cela est possible, des prises de risque supplémentaires" pour "accompagner les entreprises clientes".
Comme il l’avait fait dans le communiqué officiel, M. Ricol a néanmoins souligné qu’il ne leur demanderait pas "de soutenir les canards boiteux". "On n’est pas là pour mettre les banques dans des situations impossibles", a-t-il ainsi déclaré.
"Les banquiers donnent un vrai signal qu’ils ont compris", a estimé M. Ricol au sujet des engagements des principaux établissements français, ajoutant que "s’ils les respectent, c’est 80% des dossiers qui disparaissent".
Interrogé sur le risque que les banques invoquent la notion de "situation exceptionnelle" au de-là de ce qui est nécessaire, le médiateur a considéré que "cela va être compliqué".
"Si tous les jours, je marque un point comme ça, on ne sera pas sur des sanctions", a expliqué M. Ricol au sujet d’éventuelles représailles à l’encontre des banques qui manqueraient à leur parole.
Le médiateur du crédit est chargé de s’assurer que les banques respectent les engagements pris vis-à -vis du gouvernement, qui consistent à faire progresser le montant des crédits accordés aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4 % d’ici un an.
"Aujourd’hui, on peut absorber entre 500 et 800 dossiers par jour", a affirmé M. Ricol au sujet du dispositif de médiation.
Paris, 4 nov. 2008 (AFP)
René Ricol, le médiateur du crédit nommé par le président Nicolas Sarkozy, présentera vendredi à Bordeaux le dispositif mis en place pour faciliter l’accès des PME au crédit, lors d’un déplacement avec le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a-t-il indiqué mardi à l’AFP.Christine Lagarde se rendra vendredi à Bordeaux avec M. Ricol et le secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, Hervé Novelli, pour dévoiler les modalités pratiques de ce dispositif qui vise à s’assurer que l’argent mis à la disposition des banques dans le cadre du plan de soutien ira bien aux entreprises. Selon le journal Les Echos vendredi, 300 dossiers d’entreprises qui disent avoir des difficultés à se financer seraient déjà arrivés sur le bureau du médiateur, un chiffre que René Ricol n’a pas souhaité confirmer.
Christine Lagarde a d’ores et déjà annoncé qu’une dizaine de personnes formeraient auprès de M. Ricol une cellule de veille permanente en contact avec les acteurs concernés par l’accès au crédit.
Elles seront en contact avec les banques, les entreprises, les préfets, la Banque de France, les chambres consulaires et les trésoriers payeurs généraux.
René Ricol a de son côté déclaré vendredi que si les banques « coupaient le robinet du crédit » aux entreprises et aux particuliers, l’Etat n’hésiterait pas à arrêter de leur prêter de l’argent, ajoutant toutefois être confiant sur le fait qu’« elles joueront le jeu ».
Afp le 04 nov. 08 Ã 13 21.
René Ricol a rendu à Nicolas Sarkozy son rapport sur la crise financière conformément à la mission qui lui avait été confiée dans le contexte de la Présidence française de l'Union
Européenne
La mission avait plus particulièrement pour objet :
Le rapport qui résulte d'un travail en profondeur réalisé en collaboration avec des experts et des personnalités qualifiées au plan international, formule trente recommandations dans la droite ligne de la feuille de route adoptée par l'Europe et des travaux du Fonds monétaire International.